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dimanche 1 février 2009

Où nous verrons qu'il y en a qui passent vraiment des dimanches de merde...

Mais bon, faut pas que je rigole trop fort, sinon, il risque de m'envoyer la pelle dans la figure...

Eh oui, voilà ce que ça donne, à Montréal, de laisser sa voiture dormir pendant 5 semaines. Mais j'avais des excuses pour ne pas aller déneiger : on était en vacances, puis le bébé a eu une bronchiolite, et puis mes essuie-glaces sont morts donc je ne peux pas conduire de toute façon, et en plus, j'avais mal au dos...
Croyez-vous que je récupérerai ma voiture avant la fonte des neiges ?

mercredi 10 décembre 2008

Où nous verrons que finalement, le volatile n'est pas fûté

Je me suis peut-être un peu avancée en disant que les affaires reprenaient...


J'avais oublié, mais c'est du boulot un bébé, fichtre. Même celui-là, qui dort, qui mange et puis... qui dort. Ben oui, on ne fait pas exploser la taille 6 mois à deux mois et demi sans un régime spécial, que voulez-vous...


En attendant la première "bordée de neige" est tombée sur Montréal et j'ai pu constater que, contrairement à mes affirmations péremptoires, c'est pas si con un pigeon finalement. Quoique : vous auriez des ailes, vous seriez où, vous ? Perso, je viserais plutôt Cuba mais bon... Et ben le pigeon voyageur, il reste sur le fil électrique du parc des Compagnons de Saint-Laurent à côté du Jean Coutu, comme un con, en fait. Cherchez l'erreur.








Edit : j'en profite pour dire que l'appareil-photo de l'iPhone est vraiment pourrave, c't'une honte.
Va falloir que je demande un mini APN au Père Noël, rapport que le Reflex fait moyennement bon ménage avec les couches de rechange et les biberons qui fuient. TROP DUR.

jeudi 3 janvier 2008

Je suis congelée, j'ai la goutte au nez...


C'est franchement pas une sinécure de vivre à Montréal, je vous le dis.

Tenez, là, maintenant, tout de suite, il est 21h30, je suis déjà en pyjama, avec de grosses chaussettes, en train de me faire un thé avant un bain brûlant, un oeil sur le thermostat reglé sur 21.5, c'est important le .5, ça me donne l'impression d'être économe et de ne pas monter à 22 mais en même temps, comme les radiateurs à eau chaude restent chauds longtemps, ça monte quand même à 22, oui je sais, je suis super intelligente mais j'ai fait des études supérieures, c'est pour ça.

Et pourquoi je suis donc dans cet état proche de l'Iowa (si vous suivez attentivement l'actualité internationale, vous comprendrez, mais j'explique pas, on est sur un blog de culture générale, ici bon sang) ?

Ben parce qu'aujourd'hui, il faisait -26 à 9heures du mat'. Et ça, c'est sans le facteur vent dont nous avons déjà causé ici même. Avec le-dit facteur, -31, ce matin, qu'ils disaient, Météomédia.

Et vous savez quoi ? Éh bien, le froid, c'est épuisant. On n'a pas idée.

Le matin, ça va on est tout vaillant, et ça tombe bien comme fait exprès, parce que vous voyez pas que la voiture, elle est quand même vaguement enterrée sous une dune de neige tassée congelée dure comme du béton, qu'on lui voit plus que l'antenne, à la voiture. Trente minutes plus tard, à deux armés de pelles, on a enfin dégagé Titine, on a un peu l'impression d'être les rois du monde, on est tout suants mais vachement fiers (et suer par -30, faut le faire). Tiens à ce propos, ça me rappelle cette histoire de famille où un de mes grands-oncles, expatrié lui aussi au Canada, avait déneigé sa voiture pendant 2 heures pour s'apercevoir que c'était celle du voisin. Grand moment de solitude. Un truc pareil qui m'arrive, je retourne me coucher direct. Ou je me suicide en bouffant ma pelle...

Bon où en étais-je ?

Donc oui le matin, ça va, on sort de la douche, on est tout sec (c'est important) et plein de caféine brûlante, le soleil brille, on a l'impression qu'il fait beau et on sort tout guilleret, bien couvert. Et paf, le choc. La grande baffe gelée du vent du nord dans la face. Mais ça va, on affronte. On a même plutôt chaud rapport qu'on est prévoyant, on a les bottes qui vont bien maintenant, même pas mal (enfin si quand même, ça c'est rapport à la plaque de glace sur l'avant-dernière marche, ça glisse beaucoup la glace, faut pas croire).

Mais plus la journée avance, plus on se refroidit, on perd notre bonne chaleur de la douche, notre petit corps lutte, lutte pour maintenir le thermostat à 37. On entre, on sort, on est dans un courant d'air à la sortie du métro, on n'a pas remis l'écharpe assez vite, zut, trop tard, on a froid avant d'être dehors, ça va être impossible de se réchauffer et paf, on grelotte le reste de la soirée.
Même à 20 degrés dans l'appart, impossible de se réchauffer. En plus, on est perclus de courbatures, le froid, ça crispe.

Sérieux, quelle parisienne digne de ce nom, même à moitié rosbeef, peut supporter ça..

Et puis, c'est pénible quoi. Vous avez la moindre idée de ce que c'est que de persuader une môme de 4 ans de mettre le pantalon de neige + les bottes + le cache-col + les moufles + le manteau + le bonnet + l'écharpe, tout ça en moins de 30 minutes ? Mission impossible, je vous le dis.
Le pire, c'est que moi aussi, faut que j'enfile tout ça. Enfin sauf le pantalon de ski, j'ai ma fierté quand-même.

Et puis j'ai noté quelques petites choses amusantes :

On sait qu'il fait vraiment froid quand on a les narines qui se collent à la paroi nasale quand on respire. La glace qui se forme à cause de la vapeur de la respiration, elle fait office de colle, parfaitement!
Amies de la bulle glamour, bonjour.

Et puis on peut mettre du mascara jusqu'à -10/-15. A -20, non, parce que quand on respire le nez dans l'écharpe, ça fait de la condensation sur les cils, condensation qui gèle, forme des petits glaçons top tendance dans le make-up des défilés hiver 2007 et surtout qui fondent à peine le pied posé dans un bâtiment surchauffé comme les Canadiens savent si bien le faire. Moralité, on reconnait une greluche expat' à ses yeux de panda qu'elle se trimballe le premier hiver.

Si on sort les cheveux mouillés et si une mèche s'échappe du bonnet, il parait qu'on peut la casser en deux. V'là la coupe de folle à la fin de l'hiver.

Si on touche une poignée de porte en métal sans gant, on peut se brûler littéralement le doigt (si si, je peux témoigner).

Si une tache blanche apparait sur le visage, c'est pas grave, c'est juste qu'on vient de geler.

Quand on parle en marchant, on a froid aux dents.

Quand on achète des fleurs, elles sont mortes en arrivant à la maison.

Quand le congélo est plein, on peut stocker sur le balcon. Mais pas la bière, sinon ça explose. Comme dans un vrai congélo, en fait.

Les soirées du Nouvel An, quand on recoit 30 personnes et que le frigo est plein, suffit d'entr'ouvrir la fenêtre d'une pièce et ça fait chambre froide en 2 minutes top chrono.

L'hiver, t'as pas super envie de fumer.

La bouteille d'Évian, elle peut geler dans le sac à main.

Et d'ailleurs le sac à main, il a intérêt à être en cuir parce que le plastique, ça devient tout rigide à -20, on peut plus l'ouvrir.

Oui, on peut avoir froid au front.


J'aime bien Montréal mais moi je dis, vive le réchauffement climatique (oui, je sais, je l'ai déjà dit mais y'a des jours où je le pense)

dimanche 9 septembre 2007

La gentrification* du canard du Plateau


Non parce que les canards du Parc La Fontaine (et ça, c'est de la upper-class de canard ou je m'y connais pas), ils se la racontent un peu quand même, laissez-moi vous le dire.

On va les voir en juin, avec du pain, pour les accueillir, quoi, ça se fait il me semble, et là, tu parles, Charles, rien à cirer de notre bon pain de mie blanchi enrichi plein de tout sauf de farine, note bien: ça caquette, ça joue dans l'eau fraîche, ça se planque dans les herbes, ça te snobe la Violette dépitée...

Tandis que là, on est en septembre, ils font moins les malins, avec les nuits fraîches, et puis les journées entières de vol qu'ils vont devoir se taper pour aller passer leurs vacances d'hiver en Floride comme tout bon Québécois qui se respecte (quand tu penses que sur AirTransat, faut même payer tes écouteurs, sérieux); bref, ils commencent à se dire que ça serait pas mal de se remplumer un peu et que finalement, le pain blanc enrichi blanchi machin-chose de la p'tite blondinette de l'autre jour - mais si les gars, souvenez-vous, là, quand il faisait 42 degrés et qu'on se disait qu'il y avait pas un pélerin pour nous payer une bonne bière - ben, son pain, c'était pas si mal. Et là, ils se font vachement moins prier d'un coup.

Non mais oh, alors je vous le demande : pour qui ils se prennent, ces canards ?
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* : je t'en bouche un coin, là, hein ? Eh ouais, j'ai écouté mes cours de géo urbaine en hypokhâgne, moi, madame.

PS : Violette n'est pas habillée comme Bécassine / une Romano/ un épouvantail.
C'est conceptuel.
Tout simplement.



NB : ouais, je sais, c'est un vieux billet déjà publié ailleurs, certains s'en rendront compte mais bon, on va dire que c'est tout de même recyclable et puis, je l'aime bien ce billet et en plus, je fais qu'est-ce que j'veux !

lundi 3 septembre 2007

Quelque chose à déclarer ?



Je suis sûre et certaine qu'il y a plein d'études à faire sur ce que les Français et les Québécois trimballent dans leurs valises entre Paris et Montréal.

Il y a tant de Français installés ici, c'est évident qu'ils font de la contrebande massive.
Personnellement, à part mes déos déjà évoqués, je me fais apporter plein de trucs et ces petits morceaux de mon pays natal qui déboulent en terre québécoise, ça fait toujours un bien fou.
Déjà parce que ça veut dire qu'il y a des gens qui pensent à vous et qui prennent la peine d'aller chercher tout ça pour vous. Et puis, quand ça arrive, qu'on ouvre le colis, il y a comme un parfum de petite madeleine qui s'en échappe. Enfin, et c'est pas moi qui vais dire le contraire, snob comme je suis, c'est souvent un truc introuvable ici et donc, je l'aime encore plus, je sais, je suis une sale snobinarde.

Ma mère a déjà passé 2 kilos de fromage (!), du foie gras, une poussette à trois roues gonflables (ridicule mais mega pratique dans la poudreuse, je vous le jure) à l'heure on n'en voyait pas encore ici, des fringues VertBidet à n'en plus finir, des Kickers (qui se vendent ici 160$ + taxes, pincemoijerêve), des macarons Ladurée, des petits cadeaux du Comptoir des Cotonniers pour sa fifille, des catalogues d'exposition, etc... En contrepartie, j'envoie à mes copines des Robeez, des Crocs (nan j'déconne), de la pâte de cookies en rouleau (trop bien ce truc), des mugs Starbucks à mon papa, des rideaux de douche (!) à ma mère...

Dernier en date, ma belle-mère m'a apporté l'écharpe Isabel Marant pour La Déroute que j'avais commandée.

Elle est belle, elle est noire, elle est argent, elle est douce, elle fait plus de 3 mètres et avec le code hiver, je l'ai payée vachement moins chère.
Et donc, à Montréal, elle est quasiment unique.

Vivement l'automne !

Et vous, les expatriés, il y a quoi, comme contrebande, dans vos valises ? Et si vous quittiez votre pays, c'est quoi le truc dont vous ne pourriez vous passer ?

mardi 7 août 2007

Daft Punk ou l'art de porter la combi lamée et le casque de robot

accessoire ultime de la modeuse, vous en conviendrez. Non ?

Bon changeons de sujet alors.

Je suis allée voir le concert de Daft Punk ce soir à Montréal. J'étais toute contente, j'avais payé les billets la peau des fesses depuis le 11 avril (non mais tu te rends compte quoi le 11 avril ?! De quoi te faire plaquer par n'importe quel mec frileux de l'engagement), mon copain me regardait avec des yeux de hibou pris dans les phares en me voyant sautiller de joie et mimer le robot avec tout le naturel de Ross Geller (note la référence, je te prie), ça faisait deux mois que mes précieux Homework
et Discovery tournaient dans la voiture, la baby-sitter était bookée depuis juin, bref, parée que j'étais.

Sauf que j'avais pas tout à fait tout prévu...

J'avais pas prévu que le concert étant annoncé à 19h30, il commencerait à 21h45, tu vois. Bon, là, je vais faire genre une remarque de vioque grippe-sous, j'en ai bien conscience (mais que veux-tu, on ne rajeunit pas, hein) mais bon, faudrait voir à prévenir quoi, parce qu'au prix où je paie la baby-sitter, ça me fait la bière tiède dans les gradins du Centre Bell au prix de la sangria chez Casa Tapas et c'est pas peu dire. Passons.

J'avais pas prévu que je ne pourrai pas accéder à la fosse. Bon ok, il n'y avait plus de place en "admission générale" (la fosse, donc) quand j'ai pris les billets, je me suis bien doutée qu'il y avait une bonne raison pour ça mais petite maligne que je suis, je me suis dit : "ahah, y'aura bien moyen de moyenner" (ahahaha! Mais c'était sous-estimer l'organisation réputée des Canadiens). En fait, quand je me suis pointée la bouche en coeur à l'entrée de la fosse où les gens avaient l'air d'entrer comme dans un moulin, y'a une espèce de hockeyeur blond moulé dans son t-shirt trop petit qui a surgi et m'a demandé où était mon bracelet.
Ké bracelet ?
Ah ben voilà, celui qui sert à accéder à la fosse justement. Tu le crois, ça ? Un bracelet. Ça me rappelle la boite de mon copain, elle fête ses 10 ans à Montréal cette année et ceux qui ont 10 ans de boite comme mon copain, ce sont des super privilégiés, tu vois, ils ont une bouteille de pinard (du Chianti 2003 laisse-moi rire) pour leur anniversaire et surtout, aux soirées de la boite, ils ont, tiens-toi bien, un bracelet VIP que quand tu vas à l'open-bar de la soirée avec ce bracelet, t'es servi
en premier avant tout le monde. Et ça, c'est la classe. Le mec qui a pondu ce concept, sérieux. Anyway, où en étais-je ?
Ah oui, donc pas de fosse, allez hop, retour dans les gradins.

J'avais pas prévu que l'ambiance des gradins, ça serait pire qu'au cinéma avec les voisins qui bouffent du pop-corn en faisant un bruit de moissonneuse-batteuse hyperactive. Nos voisins, là, ils avaient des plateaux en carton avec dedans des nachos et de la sauce mexicaine qui dégouline et de la bière
avec une paille (et en général ils avaient aussi une copine saucissonnée dans son débardeur lycra et son jogging "Juicy" (faut le faire, se trimballer avec "juteuse" écrit sur les fesses tout de même) mais c'est un autre sujet).

J'avais pas prévu qu'on n'entendrait rien à la première partie (the Rapture, ils ont pas arrêté de répéter leur nom pour qu'on s'en rappelle bien : " We are the Rapture from New York City").
Bon alors là, j'imagine que ça aurait pu être pas mal si j'avais pu seulement distinguer un accord de guitare électrique dans le gloubi-boulga sonore qui sortait des enceintes merdiques du centre Bell. Achète-toi un ghetto blaster, je sais pas.
Passons.

J'avais pas prévu qu'entre la fin de The Rapture et le début de Daft Punk, il y aurait une heure d'attente à devoir subir les élucubrations électroniques d'un DJ sorti de nulle part et qui faisait office de chauffeur de salle. Sérieux, c'était nul et assourdissant. Ça m'a rappelé mes nuits d'égarement à 16 ans en boite au Cap d'Agde, t'as qu'à voir.

J'avais pas prévu que comme on avait décidé de snober les gradins (parce que bon, écouter un concert (autre que du Vincent Delerm) le cul sur un strapotin c'est pas possible, on est d'accord), on se trouverait une chouette petite place près de la sortie et ...
qu'on s'en ferait éjecter en 15 minutes, raccompagnés à nos places numérotées par le service d'ordre du centre Bell. Pincemoijerêve. En gros t'as le droit de faire la fête mais à ta place, bon sang.
Je sais pas mais si c'est le même système demain pour le concert de Marilyn Manson, ça risque d'être drôle. Faut que je trouve quelqu'un pour me raconter.

J'avais pas prévu que les Daft Punk, ils seraient plus "techno" qu' "électro". Bon, comme ça, ça veut peut-être rien dire mais bref, la techno pure et dure, ça m'intéresse moyen. Daft Punk, je les aime pour avoir mélanger les influences rock, disco à un son électro bien à eux. Alors les entendre massacrer/remixer
Harder, Better, Faster, Stronger et Around the world à coups de bpm survoltés pour en faire un truc genre la compil' Techno Fusion , ça me fait peine. Je sais j'y connais rien. Bon, ça les regarde, c'est leur musique mais enfin, quoi.
Et puis je dis ce que je veux, c'est mon blog.

J'avais pas prévu que Daft Punk, non contents de t'avoir fait poireauter 2heures dans un gradin dans une ambiance de fête foraine et de t'avoir fait raquer le prix de 5 séances de ciné pour ça, ils te feraient un concert d'une heure. Enfin, allez, une heure quinze avec le rappel (qui reprenait One
More Time pour la deuxième fois, cherchez l'erreur).

Il y a eu quelques moments de grâce, certes, avec
Voyager et Da Funk, notamment.
Et un mix de One
more Time et Aerodynamic assez hallucinant.
Et surtout, un jeu de lumières époustouflant. Alors là, j'avoue, j'ai rien de méchant à dire, ils assurent.

Je suis, du coup, restée scotchée, bouche bée, immobile au milieu d'une foule sautillante mais c'était très bien comme ça.


jeudi 2 août 2007

Ici on rigole pas avec les choses graves

Notamment avec la météo.
Et je te vois venir. Et je te détrompe tout de suite : si, la météo est une chose grave, du moins ici.

Que ce soit l'été, l'hiver, le printemps ou l'automne, je ne sors jamais sans prendre mon daily fix de Météomédia.
Et je ne suis pas la seule, je le sais, beaucoup de mes amis se sont confessés (celui-là non plus, de mot, je ne m'aviserai pas de le poster chez Violette, tiens).

C'est comme une drogue. Faut dire, c'est fascinant.

L'hiver, il y a la température. Genre -20/-25. Et puis il y a le vent. Et donc il y a le facteur de refroidissement éolien. Et crois-moi, ça change ta life, le refroidissement éolien. Parce que -25 avec un facteur vent à -37, ben, on prie pour qu'il n'y ait pas de vent.


L'été. Pareil. Mais là, c'est le facteur Humidex. Genre aujourd'hui, il a fait 33 degrés à l'ombre. Mais avec une humidité dans les 60%, ça te donne l'impression qu'il fait 42, quoi.

Le printemps et l'automne, pareil. S'ils prévoient de la pluie verglaçante, c'est même pas la peine de te rejouer le Grand Verglas, tu restes chez toi. De toute façon, si tu sors, tu seras pris dans les embouteillages à cause des crétins qui économisent sur les pneus neige.

Ou alors ils annoncent le matin à 0 degrés et l'après-midi à 22, donc prévoir les tongs sous l'anorak.

S'il pleut, prévois pébroc + imper + kway par-dessus + bottes de caoutchouc, c'est jamais le léger crachin parisien, ça ressemble plutôt à l'Angleterre d'il y a quelques jours.

Ou alors ils annoncent LA "bordée de neige" de l'hiver, genre les 50 bons centimètres pile le jour où t'avais décidé d'aller chez Ikéa et là, faut juste pas oublier la pelle sinon t'es mal.

En plus sur Météomedia, il y a plein de trucs à lire sur la saison des étoiles, des allergies, des moustiques, sur comment habiller ses mômes, c'est fascinant tout ce qu'ils arrivent à décliner autour du temps qu'il fait.

Bref, c'est vraiment très pratique, je ne saurais m'en passer.

Tout ça pour dire que là, il est 23h, il fait 29 au thermostat de mon couloir, et il fait plus frais dedans que dehors alors je te raconte pas comment j'ai pas le courage de parler de trucs intéressants.
Mais pour la peine, je te mets une chouette musique et une belle photo.

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ps : sur la photo, dans l'ordre, Parc de Cap-Saint-Jacques sous la neige en mars; un soir d'été au parc La Fontaine; l'automne à Montebello, l'hiver en Thaïlande (tu crois quand même pas que je suis assez tarée pour rester tout l'hiver au Québec, non ?)

mardi 31 juillet 2007

Institution Montréalaise



S'il y a bien un truc qui me plaît ici, c'est la presse.
Pas la presse qu'on paie, notez bien. La presse qu'on ne paie pas.
Cherchez l'erreur.

Montréal, c'est le royaume du journal gratuit. Comme ça, on n'a pas trop de mal à être informé, c'est sûr. Il y a les classiques Métro et 24h, mais ce n'est pas de ça dont je veux vous parler.

Mais du Voir
Que le Montréalais qui n'a jamais cherché son futur appart' dans le Voir lève la main, franchement.

Le Voir, c'est un journal hebdomadaire sur la vie disons culturelle de Montréal (il y a cependant d'autres éditions, comme celle de la ville de Québec) et disons-le, tout de go, c'est un des meilleurs journaux d'ici. Avec ses amis, le Ici, le Hour, etc...

J'aime le Voir pour ses dizaines et dizaines d'annonces de concerts dans les premières pages parmi lesquelles on trouve des merveilles, comme une mini-annonce qui traîne, comme ça, l'air de rien, toute minuscule, perdue avec ses copines et qui t'annonce un truc énorme (genre Placebo en concert) avec un air de pas y toucher "ouais bon, ben, je dis ça comme ça". J'adore les découvrir, moi, ces annonces. A chaque fois que c'est un groupe ou un artiste connu, je me revois, petite ado de banlieue parisienne, fascinée, parce que Prince venait en France, whalala ça créait l'évènement. Alors là, même si je ne suis pas fan, voir Marilyn Manson qui s'invite sans crier gare par une petite annonce de quelques centimètres et que tout le monde ait l'air de trouver ça normal qu'il passe nous voir, je ne sais pas, tant de simplicité, ça m'émeut.

J'aime le Voir pour son édito. Je ne retiens jamais le nom du gars qui l'écrit mais c'est pas grave. Le Voir, ils ont un ton. Et pour un journal gratuit, c'est assez bluffant. Pour moi, journal gratuit = Paris Boum-boum, si vous voyez ce que je veux dire. Et là, non. Ils ont une ligne éditoriale qui me plaît, ils poussent des coups de gueule, et non seulement ils ont de vrais journalistes qui y collaborent, des écrivains mais ils ont aussi un lectorat qui réfléchit et qui leur écrit et j'aime vachement lire le courrier des lecteurs. Ils rebondissent sur les éditoriaux précédents, sur des questions politiques, tout ça. Et là, Paris Boum-boum qui discute le bout de gras sur le commerce équitable, ça laisse pantois.

J'aime le Voir pour ses pubs. Il y a des pubs de film toutes les trois pages. En format tabloïd donc, j'ai donc tout le loisir de les observer, de m'amuser des traductions (
Scary Movie, ça s'appelle Film de peur, c'est rigolo non ?) et de m'encrer les doigts sur leurs pages noires.

J'aime le Voir parce que c'est un hebdo culturel super bien : ils parlent de plein de choses que je ne connais jamais (je suis toujours la dernière au courant, ne me demandez pas pourquoi) et quand j'ai fini de le lire, je me sens trop hype comme fille. Ça me fait beaucoup de bien, vu que je sors assez peu finalement (rapport à ma Violette à moi de 3 ans et demi). En plus, ils disent du bien des choses bien (je parie qu'ils disent qu'il faut aller voir
la Faute à Fidel), ils ne sont jamais complaisants, loin de là, j'oserais même les qualifier d'élitistes parfois, ce qui, pour un gratuit, est quand même vachement culotté.

J'aime le Voir parce que je ne sais pas qui est leur DA ou bien leur photographe mais franchement, la photo de leur Une, elle est toujours très belle. Tellement belle que rien que de voir la photo, même si c'est quelqu'un que je ne connais pas, je me mets déjà à l'aimer. Ben tiens, comme celle-là.

Enfin, j'aime le Voir pour ses annonces. Le Voir c'est la bible des petites annonces. Quand s'approche le 30 juin, date de fin des baux de location et donc le 1er juillet (date de début des baux, CQFD), on voit les colonnes qui grossissent. Le quartier du Plateau déborde, du 1 1/2 au 7 1/2, de la chambre meublée à la coloc' à 5 et on y scrute avec fébrilité l'annonce qui va bien. On guette le jeudi matin l'arrivée du journal, on dissèque tout ça, on appelle les numéros en quatrième vitesse pour être les premiers, c'est la course. C'est tellement fascinant que même si je ne cherche plus d'appart depuis 2003, je continue à les lire.

Mais pour conclure, ce que je préfère encore plus, dans le Voir, c'est qu'on le trouve chez le dépanneur, chez le nettoyeur, au vidéo-club, dans les bars, ... C'est le matin, il fait beau, on se presse dans les rues fraîches du Plateau, tout emmitouflé qu'on est, le nez dans l'écharpe, le bonnet sur les oreilles, on est passé prendre un Starbucks (un mezzo régulier velouté à emporter pour moi) et, l'air de rien, on pousse la porte, on tend un bras et on attrape toute l'American way of life, d'un coup.
C'est con mais ça me fait rêver.

samedi 28 juillet 2007

Voie lactée ?


Non, feu d'artifice !

Chaque année, de fin juin à fin juillet, deux fois par semaine, se tient un festival (encore un !) de feux d'artifice, ce
coup-ci.
Ça s'appelle l'International des Feux Loto-Québec (je pense que ça doit être
pasque c'est sponsorisé par Loto-Québec mais je suis pas sûre, attention, hein) mais avant, ça s'appellait l'International de Feux SAQ (pasque c'est sponsorisé par la SAQ* ? Mystère et boule de gomme) pour ceux qui s'en souviennent, c'est pas si vieux, non mais oh.

Au début, on allait assister à presque tous les feux, chacun tiré par un pays en compétition et puis on comparait, on avait des débats avec les copains, sur c'est qui les plus kitsch (les Chinois gagnaient haut la main en général vu qu'ils mettent des smileys et des coeurs partout, que même mon agenda en 5ème, il en avait pas autant), les plus originaux, les plus
synchro sur la musique (ah ben oui il y a un programme musical qui accompagne, et là ce sont les Américains qui sont fortiches, ils collent plein de Céline** : pour plaire aux Québécois, on n'a pas trouvé mieux), les plus enfumés (ceux qui étaient tirés les soirs de pluie, donc les malchanceux, donc souvent les Français, comme au tennis), tout ça. Puis, les années passant, bon, on a un peu ralenti le rythme hein, parce que bon, c'est un peu répétitif.
Mais ce soir, on y est retournés parce que la demi-portion de 3 ans et demi, elle en avait vachement envie. Dont acte.

Et ça m'a rappelé pourquoi ce festival m'émouvait tant : il me fait aimer Montréal.

Ce truc, c'est fou, ça draine des dizaines de milliers de gens. Dès 21h, c'est le bordel : les maison de retraite dégainent toutes leurs chaises sur les trottoirs du Plateau et de
Hochelaga, les mamies papotent et agitent la main vers tous les bébés qui passent en poussette, une vraie transhumance s'organise, les rues se remplissent de gens qui portent sur l'épaule leur chaise de camping (les Montréalais sont des professionnels du camping donc ils ont tous forcément des chaises de pêcheur pliables qui se portent sur l'épaule avec le petit trou dans l'accoudoir pour y mettre ta boisson, que si t'as pas ça, t'es suspect comme québécois de souche) et tous convergent vers le pont Jacques Cartier, qui est fermé à la circulation pour l'occasion (Montréal étant une île, c'est une des principales voies qui relient Montréal à sa banlieue sud). Je sais pas si vous vous rendez bien compte, mais bon, c'est énorme ce truc.

Et donc on se retrouve avec cet exode urbain qui tel un seul homme marche vers un pont, avec la police partout qui ferme les voies d'accès, on peut marcher au milieu des routes et on se fond dans la masse, où on retrouve de tout : des jeunes, des moins jeunes, des familles, des jeunes qui "
cruisent"***, des gens qui sont sur place depuis des heures pour avoir la meilleure vue, des mères de famille qui se transforment en revendeuses de pop-corn : elles arrivent avec leur van, elles ouvrent le coffre et hop, mettent en marche la machine à pop-corn, les gamins qui vendent leurs canettes, les gens qui apportent leur poste de radio pour écouter la musique que l'on n'entend pas du pont...

J'aime ça parce que j'aime l'enthousiasme des
Montréalais pour ces évènements qui rythment leur été et la simplicité avec laquelle ils en profitent. Ici, on vit ça à fond, on applaudit, on s'extasie, on est ému, on commente et puis c'est tout. Même les flics sont souriants.

Et ça, pour une Française, ça veut tout dire sur l'ambiance de cette ville.

________________________________

* : Société des alcools du Québec, un peu comme chez Nicolas mais en plus obligatoire.
** : Dion, c'te question. Mais elle fait tellement partie de la famille, Céline...
*** : qui draguent... Rien à voir avec Tom, donc.